Publié le 16/01/2009 à 12:00 par laganne
La tapisserie marchoise, qui comprend principalement les ateliers d’Aubusson et de Felletin, compte presque six siècles d’histoire. Malgré les périodes de crise traversées, il s’agit du seul centre de production de tapisserie resté en activité depuis si longtemps.
Les plus anciennes mentions de tapissiers remontent au 15ème siècle. Aux verdures tant représentées au 15ème et 16ème siècles succèdent progressivement les tapisseries à personnages qui relatent des épisodes empruntés à l’histoire, la mythologie, la religion ou la littérature. Plusieurs événements concourent au développement et au rayonnement de la tapisserie marchoise. En 1601, Henri IV interdit l’entrée en France des tapisseries étrangères. En 1665, Colbert octroie des lettres patentes aux ateliers d’Aubusson et ceux-ci portent désormais le titre prestigieux de "Manufacture Royale". Felletin obtient à son tour en 1689 ce privilège, tout en conservant le statut d’ateliers privés. Malheureusement, la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 porte un coup dur à la tapisserie, puisque de nombreux lissiers Aubussonnais émigrent auprès de princes allemands.
Cependant, l’état s’intéresse à nouveau aux ateliers marchois en envoyant des cartons de tapisserie, un teinturier et un peintre. Au cours du 18ème siècle, le goût du confort favorise la mode du tapis. Louis XIV avait fondé la Manufacture de la savonnerie pour créer des tapis veloutés. Ultérieurement, la mode est lancée et la fabrication du tapis ras se situent vers 1780 selon la technique de la tapisserie. Nouveau coup d’arrêt lors de la révolution de 1789, peu propice aux industries de luxe. La généralisation du papier peint devient aussi une concurrente pour les lissiers.
La production du 19ème siècle se caractérise ensuite par la création d’ensembles richement ornés, destinés à la décoration intérieure. Le tapis ras ou de savonnerie est souvent assorti de mobilier garni en tapisserie, de portières, de lambrequins, répondant ainsi aux nombreuses commandes privées et publiques. Les principales manufactures ayant participé à cet essor ont des noms aussi prestigieux que Braquenié, Hamot et Sallandrouze.
A la fin du 19ème siècle et au début du 20èmesiècle, Aubusson est une ville prospère avec 1500 à 2000 personnes travaillant dans les ateliers, mais la création fait souvent défaut. Dés l’entre deux guerres, des peintres cartonniers comme Marius Martin et Elie Maingonnat se prononcent pour un retour aux sources.
Cette renaissance se produit grâce à la rencontre de Jean Lurçat, en 1939, avec Grommaire et Dubreuil. Il réalise pour les ateliers d’Aubusson Les quatre saisons, offrant déjà son bestiaire, ses soleils et sa vision de l’Homme. Lurçat entraîne dans son sillage des artistes aux talents aussi divers que ceux de Jean-Picart-le-Doux, Saint-Saens, J. Lagrange, Dom Robert, R. Wogensky, L.M Jullien, M. Matégot, M. Tourlière, M. Prassinos. Un jeune peintre venu à la tapisserie, Pierre Baudoin, établit la liaison entre les lissiers et des artistes aussi importants que le graveur Adam, mais aussi Braque, Picasso, Le Corbussier, ou Calder.
L’avenir de la tapisserie à Aubusson et Felletin est maintenant lié aux jeunes talents capables de trouver un mode d’expression actuel à ce "trésor vivant" que sont les traditions des lissiers. Des oeuvres d’artistes contemporains exécutées dans les ateliers d’Aubusson - Felletin ont des destinations prestigieuses : parmi ceux-ci Roy Lichtenstein à la bibliothèque Nationale de France.
Le 20ème siècle est sans doute l’une des périodes les plus importantes de l’histoire de la tapisserie Aubussonnaise. La tapisserie est parvenue à se régénérer avec des acteurs imaginatifs, dynamiques et intelligents. Le renouveau de la tapisserie s’est opéré grâce à la réunion et la synergie de personnes venant d’horizons multiples : des peintres, des directeurs d’ateliers, des lissiers, des teinturiers.
C’est de Jean Lurçat qu’allait venir l’orientation vers un art neuf. A l’invitation du ministère de la culture et d’Elie Maingonnat, directeur de l’Ecole Nationale d’Arts Décoratifs, Lurçat se rend à Aubusson pour travailler avec un directeur de manufacture, François Tabard. Lurçat est un homme fédérateur, il initie de plus en plus de peintres à cet art magique qu’est la tapisserie. Dubreuil, Gromaire, Braque, Vasarely, Cocteau, Dali, Picasso, Ernst, Calder, Le Corbusier... séduis par l’art séculaire de la tapisserie, viennent travailler à Aubusson.
Publié le 16/01/2009 à 12:00 par laganne
Aubusson, c’est un patrimoine riche, témoin de la puissance du passé. Aubusson, c’est une surprise, une découverte à chaque coin de rue. Ici, le granit est partout. Cà et là, on aperçoit les fenêtres, les pierres du château réutilisées pour la construction d’un pont, d’une maison.
Les édifices s’ornent de tours rondes et de tourelles, de ruelles, de venelles, de portes Renaissance, de niches, de balcons ouvragés en ferronnerie.
Publié le 16/01/2009 à 12:00 par laganne
Cité médiévale, créée par les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem ( Ordre religieux et militaire constitué en 1104 par Baudoin 1er, roi de Jérusalem ).
Du 12 e siècle jusqu'à la Révolution, les chevaliers ont habités la ville. Le principal but des chevaliers était d'héberger les voyageurs et les pèlerins ainsi que l'hospitalisation des malades.
Le château construit par les chevaliers aux environs de de 1150 à 1160, autour duquel paysans, marchands et artisans se groupèrent.
Ainsi se format le Bourg devenu Bourganeuf en 1543.
Publié le 15/01/2009 à 12:00 par laganne
Préparation : 10 minutes. Cuisson : 40 minutes.
INGREDIENTS PREPARATION
Pour 8 personne(s)
- 4 blancs d'oeuf
- 180 g de sucre semoule
- 100 g de beurre
- 100 g de farine
- 2 cuill. à c. de sucre vanillé
- 100 g de poudre de noisette
- 1 pincée de sel
- Battre 4 blancs d'oeuf en omelette
- Y ajouter 180 g de sucre semoule et battre de nouveau.
- Ajouter une pincée de sel.
- Ajouter 100 g de beurre fondu refroidi en pommade, puis 100 g de farine et 2 cuill. à c. de sucre vanillé et 100 g de poudre de noisette.
- Cuire à four très moyen (150° environ)
Publié le 15/01/2009 à 12:00 par laganne
Les premiers écrits sur la Tapisserie de la Marche, au XVIIème siècle ne font pas référence à Aubusson mais à Felletin.
C'est ce qui vaut à cette ville le qualificatif de "Berceau de la Tapisserie".
Publié le 15/01/2009 à 12:00 par laganne
Felletin, une double origine pour la naissance d’une ville
Comme d’autres grandes villes du Limousin (Limoges, Eymoutiers, Meymac..), Felletin a la particularité d’avoir développé 2 noyaux de peuplement : l’un d’origine féodale, l’autre d’origine monastique.
La ville primitive s’élevait à Beaumont. C’est à cette colline, à l’est de la ville actuelle, que se rapportent les plus anciennes légendes. Beaumont aurait abrité un sanctuaire païen édifié à la gloire de la déesse Félis (fougère) dont le nom associé à celui du Tin, ruisseau qui traversait autrefois la ville, a donné l’étymologie de Felletin. On distingue aujourd’hui encore nettement la motte castrale sur laquelle s’élevait ” un château aux grandes tours ” habité par la dame de Felletin, Alengarde, Comtesse de la Marche.
Au XIIème siècle, les moines de l’Abbaye de Sainte Valérie de Chambon sur Voueize fondèrent un monastère sur un replat de la vallée. Peu à peu, la population s’installa autour du prieuré pour former le centre ancien qui subsiste actuellement.
Il faut dire que la nouvelle agglomération qui se forma, s’entourant de fortifications, jouissait d’une meilleure position géographique car plus proche de la Creuse et des grandes voies de communication reliant Bordeaux à Lyon et Paris à Toulouse.
De terribles incendies ravagèrent la ville en 1128 et 1248. On sait également qu’elle fut dévastée en 406 par le général romain Stilicom, ravagée par les normands en 845, décimée par le ” mal des ardents ” en 995, mise à sac par des routiers, ” les mercaders ” en 1191, pillée par le prince noir en 1356 et prise par les protestants du Sieur de Montagnac en 1575. En 1581, une terrible épidémie obligea les habitants à se réfugier dans les “Chauminis”, sur le bord de la Creuse, souvenir que rappelle le ” Pont des Malades ”
Toutes ces vicissitudes ne s’opposèrent pas à un rapide essor. Le positionnement stratégique de la cité permit le développement d’industries florissantes : minoterie, tannerie, papeterie et bien sûr tapisserie. La ville à mi-parcours entre Limoges et Clermont devint lieu de passage obligé et centre d’approvisionnement de toute la région. Cette prospérité fit que la ville comptait 5000 à 6000 habitants au milieu du XVIème siècle et briguait le titre de Capitale de la Marche.
Publié le 12/01/2009 à 12:00 par laganne
Décor féerique, magique, lorsque la neige a recouvert la Cité de Carcassonne. De très nombreux touristes étrangers se sont risqués à gravir les chemins verglacés et enneigés, comme attirés par le monument qui avait pris une tout autre dimension fantasmagorique. Des instants rares et inoubliables que nombre de touristes n'ont pas manqué de photographier et de filmer. Toute autre ambiance en ville et dans les environs où la neige a quelque peu perturbé la circulation. Dans les rues de la ville, c'est avec d'infimes précautions que les passants avançaient.
Publié le 04/01/2009 à 12:00 par laganne
Une fois de plus je vous laisse en compagnie de Noisette ... Je serai de retour en fin de semaine prochaine. Bisous à tous.
Publié le 03/01/2009 à 12:00 par laganne
Signification du blason :
Le blason de Monaco est issu des armoiries de la famille Grimaldi et raconte l'histoire des origines de la Principauté de Monaco. L'écu est entouré du Collier de l'Ordre de Saint-Charles. Il est placé sur manteau rouge doublé d'hermine et sommé de la Couronne Princière. Les tenants sont des moines de Saint Augustin portant chacun une épée levée. Ils font référence à François Grimaldi qui se déguisa en moine, avec quelques hommes d'armes, et réussit en 1297 à conquérir la forteresse de Monaco.
Devise :
DEO JUVANTE : avec l'aide de Dieu
Publié le 03/01/2009 à 12:00 par laganne
Le mariage de Grace Kelly et du prince Rainier
L'actrice américaine Grace Kelly épouse le prince Rainier Grimaldi III de Monaco. La cérémonie est retransmise en Eurovision : 30 millions de téléspectateurs suivent en direct ce mariage à grand spectacle. La grande actrice hitchcockienne se retirera du cinéma et aura 3 enfants. Elle mourra en 1982, à l'âge de 52 ans, dans un tragique accident de voiture sur la côte d'Azur.